L'Amour nu


Communication animale du 5 novembre 2018

Transmise en intégralité

En accord avec les humains concernés, sous couvert d'anonymat

 

Chat : SSS

Né le: XX XX 2012

Décédé le :XX XX 2018


Profil

Humains : LL + PP + CC (ado)

Age : décédé à un peu plus de 6 ans

Compagnons de vie animaux :

  • Chat, WWW « frère »

  • Chien AAA, 4 ans et demi,

Demande

« Décès brutal, des messages à faire passer et à recevoir.

-Sa sœur humaine CCC, aimerait savoir s'il est bien, lui redire qu'elle l'aime et veut savoir s'il viendra nous voir...

-Mon mari PPP, à peu près pareil, savoir s'il était heureux de vivre avec nous, lui redire qu'il lui manque et qu'il l'aime.

-Pour moi, lui préciser qu'il me manque, que j'aimerai qu'il soit près de nous, que si il ne veut pas aller de l’autre côté, il est chez lui ici, qu’il y a un "coin" que j'ai fait, pour lui !

Que tout ce que je dois entreprendre, mes projets, je vais les tenir pour lui ! Que je suis désolée, si j'avais su, je serai resté avec lui, toute cette journée-là, jusqu'au bout...

Que je vais arrêter de me mettre dans les états dans lesquels je me suis mise...

J'aimerai qu'il me dise ce qu'il aimerait que je change pour l'avenir, mon comportement ou autre.

Et aussi, c'est très bête, j'ai terminé cette écharpe, qu'on a commencé tous les deux.

Et surtout, qu'il sache qu'on l'aime très fort. Que son frère WWW le cherche, je crois qu'il lui manque autant qu'à nous... S'il veut lui faire des signes, des blagues pour jouer, je crois qu'il serait heureux.

Et surtout, qu'il nous dise tout ce qu'il a besoin de nous dire, qu'il exprime tout, s'il a des regrets, si il aurait aimé quelque chose, ce qu'on doit changer pour lui...

Mais surtout, qu'on l'aime et qu'il laisse un grand vide... ❤️ »

  • Son arrivée :

SSS vient à moi, mais semble se méfier, il ne me connait pas et me dit qu’il est prudent avec les inconnus. Il sait que les hommes peuvent faire du mal.

Je lui explique qui je suis et que je viens en amie, à la demande de sa famille humaine. Il se souvient que je lui ai parlé brièvement il y a quelques jours, alors qu’il était encore en phase de reconnaissance dans cet autre monde.

  • As-tu trouvé ta place ici ?

Oui, je prends mes marques et je retrouve des âmes anciennes connues il y a bien longtemps. Rien ne se perd, tout se transforme, il en va de même pour nous. Nous quittons ce corps revêtu un temps et redevenons énergie, âme de lumière.

  • Comment vas-tu ?

Je viens de sortir d’un lieu de purification, un lieu pour les âmes qui ont souffert lors de leur incarnation. J’ai dû être nettoyé de certains parasites énergétiques qui ont pollué mon être, au point de me rendre malade.

  • Pourquoi as-tu été malade ? Si soudainement ?

Je suis venu sur cette terre pour soulager la peine de mon humaine, elle a, au fond d’elle, de terribles blessures. Elles sont comme des crevasses, elle a beau essayé de les combler, elles sont sans fond. Il est nécessaire pour elle de les nettoyer, en les prenant à la racine, à leur origine et non en les remplissant par le haut. Lorsqu’elle aura saisi la différence et accepté de soigner par le bas, tout se refermera petit à petit.

Moi j’étais un pansement, et ce n’est pas pour rien que je suis venu dans son existence. Ma peau, ma tendresse, mon amour pour elle, sont venus combler un terrible manque.

Elle a eu à subir plusieurs pertes dans sa vie, des attachements se sont soldés par des déchirements violents. C’est comme si on lui retirait une partie d’elle à chaque fois. Elle se retrouve à chaque fois, comme un puzzle éclaté et elle cherche en vain les bonnes pièces pour se reconstruire.

Moi j’ai fait l’éponge pour qu’elle ne soit pas malade, j’ai pris, tant que j’ai pu le mal, comme le font beaucoup de mes comparses. Nous ne sommes pas malades dans notre milieu naturel. Seulement, vivre avec les humains est une mission, bien souvent de sacrifice pour nous. Pourtant c’est une noble tâche, nous sommes des êtres d’amour et accomplir notre devoir auprès d’eux est un merveilleux cadeau. C’est une marque de reconnaissance de nos guides. Car mourir par amour est la plus belle des morts.

  • Tu es donc mort par amour ?

Oui, c’est bien pour cela que j’ai été touché en plein cœur, là où les émotions sont à leur paroxysme. Là où bat la vie, là où vit la flamme divine. Pour que mon humaine ne souffre pas en son corps, j’ai pris le mal.

  • C’est culpabilisant pour elle que tu dises cela.

Il ne faut pas le prendre ainsi. Je suis un être dévoué, je suis un chat guérisseur, enfin j’étais. Mon rôle était prédéfini depuis longtemps. Il y a des médicaments sur terre, il y a des relations béquilles, et puis il y a nous, les animaux. Nous aimons ce que nous faisons, lorsque nous le faisons dans un foyer méritant. Parfois ce n’est pas le cas. Moi, j’ai été heureux, alors, je ne retiens que ces instants, que ces étincelles qui ont illuminé mon passage dans cette famille.

Tout le monde a été bon avec moi, mes humains, mes compagnons animaux. Et même si ce chien fou n’était pas vraiment mon ami, je ne lui en veux même pas. Il n’est pas assez évolué, cela viendra. Il faut du temps pour grandir, sur terre, comme ailleurs. Tout le monde passe par son chemin d’apprentissage.

  • Tu sembles être très sage.

(Ce chat a une posture altière, et une voix très mature, grave et le rythme de ses propos est lent. Il ne s’encombre pas de mots inutiles. Ce qu’il me transmet en télépathie est clair, net et précis).

  • Cela te fatigue de parler ?

Point du tout, il est tout simplement inutile de disserter indéfiniment sur des principes vieux comme la création des Univers. L’évolution est un fait, un passage obligatoire pour chaque grain de lumière. Chacun avance ou stagne, personne ne recule, et ne mérite de toutes les façons aucun jugement malveillant. Tout a sa place, tout est parfait.

  • Dirais tu que ton départ est parfait aussi ?

Mon départ était programmé, je le savais, c’était comme une parenthèse cette vie terrestre. Je suis venu apporter de la chaleur, de l’amour, de la compréhension et de l’écoute. Oh oui, j’ai écouté, si tu savais. J’ai écouté avec mes oreilles, j’ai écouté avec mes yeux, j’ai écouté avec ma peau, tout mon moi n’a été qu’écoute attentive.

Votre monde est triste, humains, car vous ne savez-vous émerveiller d’un rayon de soleil, d’une goutte de pluie qui glisse sur une feuille, de la saveur sucrée d’une carotte ( ?, il mangeait des carottes ???). Votre monde est sensuel, tout ce qui existe sur terre est là pour éveiller vos sens, les affûter. Vous, vous ne voyez plus, vous n’entendez plus, vous ne ressentez plus. L’habitude a gangrené votre vie.

Je voudrai que mon humaine prenne enfin la mesure de la grandeur de sa vie. Qu’elle se rende compte qu’il y a urgence à vivre cette existence. Qu’elle apprenne à aimer celle qu’elle est et qu’enfin elle se pardonne. Comment vivre en étant enfermée dans un carcan, une armure qui l’empêche d’être, qui réduit sa respiration et l’expansion de son cœur d’amour.

Ma poitrine a été le réceptacle de sa tristesse et je suis mort noyé par le chagrin. Non le chagrin de la quitter, car je l’aime d’un amour si pur qu’il donne des ailes. Non, je suis mort noyé dans les pleurs qu’elle retenait et maintenant que je suis parti, la voilà qui vide ses eaux usées, ses eaux qui sont croupies d’avoir tant stagné.

Dis-lui que je l’aime, et que je suis là encore dans la maison. Je me promène et je la vois, je suis l’ombre qui passe derrière elle, je suis le bruit furtif qu’elle perçoit, je suis ce mouvement d’air qui la fait frissonner. Je reste encore là, un peu, pour m’assurer qu’elle va bien et qu’elle va enfin s’occuper d’elle.

Donner de l’amour aux animaux est une façon de ne plus avoir de temps pour s’en donner à soi-même. Je veux qu’elle comprenne cela. Elle mérite le meilleur, elle m’a donné le meilleur. A elle de recevoir à présent. Elle n’a qu’à ouvrir son cœur et le laisser vivre, recevoir la chaleur d’une étreinte, la douceur de la tendresse.

Les blessures sont vieilles, très vieilles, parfois elles ne datent même pas de cette existence pour elle. Elle les traîne comme un fardeau, et cela la broie, l’étouffe. Elle cherche l’air, comme si elle se noyait.

Je veux qu’elle prenne conscience qu’elle est la plus à même de réparer son âme effilochée par les épreuves.

(Je n’arrive pas à discerner ce qu’il me transmet. J’ai toujours cette notion de maternité, c’est ancien. J’ai comme l’impression qu’il y a eu une sorte de mimétisme entre la vie des femmes de cette famille. Elles ont toutes vécu les mêmes épreuves, cela me parle d’entrailles, pas de ventre, c’est un arrachement.

Préalablement à cette communication, j’avais essayé quelques jours avant et le chat m’avait dit qu’il était un peu tôt pour lui, et m’avait transmis, envoyé en flash des informations sur un problème relatif à la maternité, une ivg, une fausse couche, une séparation et une grossesse non menée à terme.

SSS a été arraché lui aussi, tu n’étais pas prête. Il confirme. Il me dit aussi que moins tu travailleras sur la déchirure qui est en toi, plus tu seras confrontée à ce type de séparation. Il dit qu’il y a urgence.

J’ai une image, d’un truc bas, avec des volants larges, un dessous de canapé, un meuble recouvert, des rideaux … tons orangés ou rouge bordeaux, c’est furtif, il se cache là, il observe son monde, il est attentif à la vie qui continue).

Dis leur que j’ai été bien avec eux, je n’ai pas de manque car je suis là. Eux ne me voient pas et c’est cela qui est difficile. Alors je reste encore un peu, en espérant qu’ils me perçoivent. Je suis venu pour elle, mais je les aimais tous.

Petite humaine est une belle personne, elle a de belles choses à découvrir sur terre, son cœur est immense, et elle fera de grandes choses, pas tout de suite, mais lorsque la maturité sera là, chacun saura qui elle est… un phare dans la nuit pour les âmes égarées.

Lui, il est fort. À lui de soutenir son petit monde. Enfin, je dis fort, il a été ébranlé par mon départ, car trop soudain. Je ne pouvais décaler, le moment était venu.