Dévotion sans faille


Communication/Guidance animale - Janvier 2019

Chien : XXX né en 2016

Transmise en intégralité

avec accord des personnes concernées et sous couvert d'anonymat.

Les noms ont été retirés et la photo du chien est une image d'emprunt.


PROFIL

 

Humains :

A, B, C et D

Age :

Presque 3 ans

Lieu de vie :

Maison à la campagne avec jardin clôturé

DEMANDE

 

  • Problématique :

« Il y a peu suite à des ganglions persistants nous avons fait une ponction et celle-ci a révélé des cellules atypiques malignes.

Pour être sûr du diagnostic, il a été opéré vendredi 4 janvier pour analyser le ganglion, nous sommes en attente des résultats.

Depuis cette annonce nous sommes tous chamboulé à la maison, il fait partie de la famille et il est si jeune et plein vie, nous trouvons cela si injuste, j’ai beaucoup de colère.

Aujourd’hui je me pose beaucoup des questions, est ce qu’il souffre, avons-nous bien fait de faire tout ceci, m’en veut-il de lui infliger tout ça….

De plus la journée il est tout seul à la maison, jusqu’à ce que les enfants rentrent de l’école, et je me demande s’il ne s’ennuie pas.

Nous voulons son bien-être et peut être apporterez-vous des réponses à nos questions. »

 

Bonjour XXX, je viens à ta rencontre à la demande de ton humaine A.

Bonjour, je suis impatient de pouvoir parler, car je ne peux exprimer le fond de ma pensée par des jappements, des léchouilles ou des aboiements, personne ne comprendrait, j’ai donc besoin de toi, comme interprète.

Je suis à ta disposition, je t’écoute.

Je suis très heureux, tu sais, je suis très bien traité, et j’ai beaucoup de chance de vivre avec eux. Ils sont tous différents, mais je les aime tant. Pourtant, pourtant, tu sais bien, comme chacun de nous (les animaux), je suis venu avec ma tâche à accomplir dans cette famille.

Et même si parfois, cette fonction attribuée est plus sympathique, et bien je me dois d’accomplir la mienne. Je suis ici pour reconstruire un puzzle, car ici dans cet environnement, il y a des pièces qui ont été perdues, ou même dissimulées pour ne pas que l’image soit reconstruite.

Pourtant, elle fait partie d’un passé, et même si celui-ci n’est plus, il a été le présent à un moment donné. Il ne sert à rien de le cacher, car il est aussi la pièce manquante qui a permis de construire un individu.

Là je te parle d’elle, tu sais… Elle, elle, n’est que l’ombre de qui elle est véritablement au fond. (Jeux de mot fait avec le prénom réel de A, retiré pour préserver son anonymat). Son cœur est brisé, meurtri, elle l’a recouvert d’une chape de plomb et elle souffre en son sein, comme personne. Alors je suis ici pour la soulager, lui permettre d’avancer malgré sa douleur, en prendre sur moi, et lui montrer le chemin.

Elle, elle pense qu’elle a le droit de souffrir, que c’est juste. Mais si moi je prends sa douleur, là ce n’est pas normal et cela réveille une profonde colère en elle, un immense sentiment d’injustice.

Je suis robuste, je le sais, mais tu arrives au bon moment, car elle qui se croit forte ne pourra résister longtemps au poids qui la mine.

Parfois les humains se choisissent des vies douloureuses, tant psychiques que physiques. Il leur semble que le monde entier se ligue contre eux, car ils ne savent pas qu’ils sont à l’origine de leurs épreuves. Elles sont parfois le résultat de dettes karmiques, des reliquats de vies antérieures… Il n’y a jamais de hasard dans les expériences de la vie. Il y a juste à prendre de la hauteur et à comprendre ce que l’on peut retirer de positif du vécu.

Même la leçon la plus ardue, a sa raison d’être : un dépassement de soi, la résilience, le pardon…

Je suis ici pour cela. Et je lui montre que dans mon corps, il y a la même chose que dans le sien.

Vous les humains, bien souvent vous ne vous aimez pas. Vous ne vous regardez pas avec des yeux indulgents, et vous n’allez pas plus loin que le paraître. Le plus important chez un être, ce n’est pas ce qu’il montre, mais ce qu’il est intérieurement.

On peut avoir une belle demeure à l’extérieur, pour autant elle peut être totalement inhabitable à l’intérieur, du fait des énergies malsaines qu’elle nourrit.

Voilà, je suis comme un interrupteur, je viens mettre de la lumière où se cache l’ombre chez mon humaine. Et pour cela, je porte en moi sa souffrance, afin qu’elle prenne conscience qu’elle doit se faire du bien, s’autoriser à reconnaître la personne qu’elle est, avec ses peines, ses douleurs, mais aussi ses joies.

Elle a choisi cette vie, elle a choisi ses traumatismes, à elle maintenant de dire stop, je veux me libérer de ce poids, il est temps de reprendre mon souffle et de vivre enfin cette vie.

Tu sais, lorsqu’elle se sera libérée, lorsqu’elle aura parlé, ce sera pour elle, comme si elle retirait un sac de lourdes pierres qu’elle porte sur le dos depuis des lustres.

Elle n’en peut plus, son dos souffre, son âme souffre et son mental tourne en boucle une culpabilité totalement sans fondement.

Enfin son entourage comprendra, sa distance, sa réserve. Lorsqu’elle brisera la coquille qui la protège, elle renaîtra, comme un joli poussin. Se barricader ainsi, la prive d’expériences heureuses, d’amour, de gaieté. Je fais ce que je peux à mon niveau, je veux lui prouver qu’elle a droit à l’amour. Mais j’ai de la peine, tant de peine, de la voir, à cause d’une souffrance passée, se faire encore du mal au présent.

Elle doit avancer, elle n’est qu’une ombre qui passe discrète, sans bruit, pour ne pas être vue.

Je l’aime mon humaine.

(Il a beaucoup de peine, car les larmes me montent aux yeux, c’est un amour inconditionnel qu’il vous porte A).

Je ferai tout pour elle, même mourir de sa souffrance, mais cela ne la soulagerait pas, malheureusement.

Il est important qu’elle comprenne, que c’était ainsi, un corps est un véhicule, qui permet à une âme de se déplacer sur la terre. C’est comme une voiture en quelque sorte. On peut la cabosser, on peut la salir, on peut la détruire, mais l’âme qui voyage à l’intérieur, elle s’en moque, ce n’est pas essentiel. Seul, lui importe le bon fonctionnement de ce corps/voiture afin de la mener au bout du voyage.

Si ce véhicule a des tuyaux encrassés par des saletés alors il faut purger le système, au risque de toussoter et de ne plus fonctionner de façon optimale.

Je suis heureux de pouvoir lui parler, et lui dire tout cela. Elle se ferme, elle se cache, comme ces mollusques qui à la moindre sollicitation se referment avec force en faisant clap ! Clap de fin, passez votre chemin…

Non, non, mon humaine est bien entourée, il lui faut savourer la vie et non cracher l’amertume d’un repas mal digéré.

Ma belle humaine, je t’aime, si tu savais comme je t’aime, quand tu me regarde je vois tout l’amour que tu caches. Je vois par-delà les étoiles, je vois le ciel, je vois l’univers. Tu es comme tout le monde, tu appartiens au grand TOUT. Mais toi, tu ne veux pas du TOUT, tu restes cloîtrée sur ton nuage tout gris, alors que les autres profites des rayons du soleil.

Je t’en prie, fais le nécessaire, il est temps, vide ton sac, tu as le droit de parler, tu as LE DEVOIR de le faire.

Sais-tu que tu es ici pour couper une lignée de souffrance, bien des personnes de ta famille ont subi ou on fait subir ce que tu as vécu, dans cette vie, dans d’autres vies. Le secret conserve les faits, les fige, c’est comme si tu posais une cloche sur un instant de ton existence. Il ne se dissipe pas, il reste dans son bouillon. La peine et la rancœur l’alimentent. Et de recharge d’énergie en surcharge, il n’y a qu’un pas pour que cela explose et que cette « chose » s’écoule comme un pus immonde.

Si je te parle de cette cloche, c’est pour que tu fasses l’analogie avec mes ganglions. Ils sont le dernier rempart avant le cataclysme. Je suis toi et tu es moi. Je porte ta maladie, tu portes ma souffrance, je porte ta souffrance et tu portes ma maladie.

Nous sommes intimement liés tous les deux, et je suis envoyé ici pour t’aider, comme un guide terrestre. Il n’y a pas de hasard, le sais-tu ?

Mon humaine, je suis ici pour toi, et même si j’adore mon foyer, ton fils avec qui je me sens bien, car il est gamin, comme moi, je suis avant tout ta clé.

Comment vas-tu XXX, souffres tu ?

Ma souffrance fait partie de ma mission, sans but elle serait intolérable. Portée par l’amour, elle est supportable. Je suis parfois fatigué, mais je me nourris de l’affection que l’on me porte. Si j’avais une meilleure forme, je pourrai redynamiser tout ce joli monde.

Je n’en veux à personne, je suis ici pour une belle fonction. Et lorsqu’A demande si je lui en veux pour tout cela, je peux lui répondre : absolument pas. Je savais ce que je devais faire ici, et je le fais en fidèle serviteur d’une cause.

Si je n’avais pas été souffrant, aurait-elle pris conscience du problème ? Aurait-elle eu à soulever le coin du voile qui la recouvre ? Je ne pense pas, alors je suis à ma place, dans le rôle que je dois tenir. Je ne suis pas une victime.

J’ai une autre question pour toi. T’ennuies-tu lorsque tu es seul à la maison ?

Parfois, parce que j’ai envie de bouger, et seul c’est ennuyeux. Mais cela passe assez vite, je sais qu’ils vont revenir et c’est comme une bouffée d’oxygène lorsque tout le monde est réuni.

(A-t-il un jouet avec des mèches ou des tresses, il me montre un objet de ce genre, avec du vert il me semble, un truc qui est un peu sale ? Visiblement il aime ça, ou il en veut un.)

Vas-tu guérir ?

Quelle importance ? L’essentiel est que ma vie serve à soulager A. Je veux vivre oui, je veux partager encore et encore. Mais si je dois partir alors je le ferai, cela voudra dire que l’heure du rappel a sonné et que ma mission est achevée. Je n’aurai aucun regret, que de bons souvenirs.

Je suis certain que notre rencontre va l’aider à comprendre qu’elle doit avancer sur son chemin en s’allégeant de ce qui ne lui appartient plus. C’était à l’ancienne personne qu’elle était. Grâce à cela, elle a appris et s’est construite. Elle doit trouver la force de s’affirmer à présent, ne plus subir mais vivre. Dans un ciel nuageux, lorsqu’il y a une percée de ciel bleu alors il faut tendre son visage vers elle, sinon on la laisse passer et les nuages la recouvrent. C’est dommage.

Qu’elle n’ait plus peur de dire, qu’elle soit fière d’elle, chacun sa responsabilité, chacun ses choix. Elle doit choisir celui de la renaissance et abolir les années de souffrance. Il est terminé le temps de la culpabilité de la victime. Ceci est une injustice.

Vaut-il mieux se taire et laisser l’autre vivre sa vie comme si de rien n’était ? Et être brisée en mille morceaux ? Ou parler, avancer, et renvoyer au responsable le poids de sa faute ? Dans ce drame, il y aura toujours des dégâts, autant que cela soit le fautif ou les fautifs, car cela remonte à plusieurs générations, qui portent leur croix.

A présent, je vais te laisser car je vais me reposer, être prêt pour leur retour… il est 15.47.

Merci XXX

RETOUR DE A

 

Bonjour Pascale

Merci, et effectivement cela m’a remué mais je m’en doutais aussi.

L’objectif étant d’avancer pour moi mais aussi et surtout pour mon entourage.

Cela m’a fait prendre conscience du mal que je pouvais faire indirectement autour de moi.

Vous avez mon accord pour utiliser le texte pas de soucis.

Le chemin est encore long, mais je vais y travailler pour pouvoir avancer plus sereinement.